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Infections à Entérovirus en Pédiatrie Ambulatoire

Les entérovirus sont responsables d’une grande variété de manifestations cliniques chez l’enfant, à l’origine de nombreux motifs de consultation. L’immunité acquise lors d’une infection est spécifique du type d’EV, ce qui explique que les enfants peuvent s’infecter plusieurs fois dans leur vie (voire dans l’année). Le fardeau associé aux infections à EV en pédiatrie ambulatoire est donc certainement sous-estimé, placé probablement juste après les virus grippaux, le VRS et le rotavirus (Figure 1).

Figure 1

Le genre Entérovirus comprend 15 espèces différentes dont 7 sont pathogènes pour l’homme : Entérovirus A à D et Rhinovirus A à C.

Les EV se transmettent le plus souvent par voie fécale-orale soit par contamination directe (mains notamment) soit indirecte à partir de l’environnement (objets contaminés) du fait de leur grande résistance. Ils peuvent également être transmis par voie respiratoire ou par contact avec des vésicules, la salive. Le risque de transmission, maximal les sept premiers jours de la maladie, persiste plusieurs semaines car l’excrétion des EV dans les selles est prolongée (1 à 2 mois), ce qui, d’une part, rend illusoire l’éviction d’enfants des collectivités, et d’autre part, exclut un lien systématique entre sa présence et la survenue de symptômes. Les infections à EV surviennent sous la forme d’épidémies annuelles mais peuvent aussi être responsables d’épidémies intrafamiliales dans les collectivités (Figure 2). Les infections à EV se produisent sous la forme de 2 pics épidémiques, un majeur en été et un mineur en automne.

Figure 2

Si la plupart des infections sont asymptomatiques ou bénignes et spontanément résolutives, certaines s’accompagnent de complications sévères voire fatales, selon l’âge, l’état du système immunitaire mais aussi le type d’EV. Les nouveau-nés et les personnes immunodéprimées sont plus à risque de développer des infections sévères. Certains types d’EV, comme l’EV-A71 ou l’EV-D68, sont plus fréquemment associés à des atteintes neurologiques sévères. Les signes cliniques sont pléiomorphes et le plus souvent non spécifiques d’un type d’EV (Tableau 1). Tous les EV ont un tropisme neuro-méningé plus ou moins marqué et les EV représentent la première cause des méningites aseptiques aiguës.

Tableau 1

En pédiatrie ambulatoire, les infections à EV sont à l’origine de nombreuses consultations et peuvent être très évocatrices comme celles associées aux atteintes cutanéo-muqueuses ou non spécifiques (fièvres isolées, rash cutané sans particularité clinique, rhinopharyngite, angine, gastroentérite…).

La fièvre est très fréquente et peut être isolée au cours d’une infection à EV. Chez les nourrissons, une fièvre isolée est parfois la seule manifestation clinique de l’infection à EV Chez les enfants très jeunes et en particulier les nouveau-nés, le diagnostic différentiel avec d’autres infections virales ou bactériennes peut s’avérer difficile.

Les atteintes cutanéo-muqueuses ne sont pas les formes les plus fréquentes des infections à entérovirus. Sous leurs formes typiques, le caractère quasi-spécifique de la maladie PMB et de l’herpangine, permet de faire un diagnostic de certitude d’infection virale et ainsi de sursoir à tout examen complémentaire et d’éviter des antibiothérapies inutiles. Il est, de plus, un excellent marqueur des épidémies d’entérovirus.